| Le président du Racing fait un tour d'horizon (Le Midi Libre) | ||||
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Satisfait d'avoir été conforté à votre poste ? Il n'y avait pas beaucoup de monde pour prendre la place. On est dans une logique de continuité pour que le rêve puisse se réaliser, à savoir la remontée en Top 14 sur trois ans. Si on y arrive avant, on ne s'en plaindra pas. Où en sont les finances du club ? On a perdu de l'argent mais, grâce à une recapitalisation, on a rééquilibré les comptes pour se mettre en conformité vis-à-vis de la DNACG. On a pu construire très correctement l'avenir. Vous évoquiez des sponsors qui se font tirer l'oreille... En période de crise, il y a des sponsors qui n'honorent pas leurs promesses. La crise n'aurait-elle pas bon dos ? La valeur morale des gens n'est pas uniforme. Certains sont de parole. D'autres moins... Quelles répercussions auraient sur le club la suppression du droit à l'image collectif ? On perdrait aux alentours de 100 000 €. Comment cela se traduirait-il concrètement ? On serait dans l'impossibilité de procéder à une hausse de la masse salariale la saison prochaine. Vous lancez le "Club des mille". Expliquez-nous... C'est une association qui peut englober l'amicale des anciens, les clubs de supporters, les particuliers, les professions libérales. Ils pourront adhérer et devenir actionnaires jusqu'à une hauteur de 1 000 €. C'est une ouverture en direction des moyens et petits porteurs. La réussite actuelle du terrain ne met-elle pas un peu la pression sur le président ? Je suis surtout heureux. Ce sont les joueurs qui ont dévoilé leur ambition. J'espère qu'on arrivera à satisfaire le rêve des joueurs : jouer les phases finales. On ne peut pas se permettre d'arrêter une aventure. On mettra tout en place pour les accompagner le plus haut possible. Ces dix premiers matchs ne donnent-ils pas un coup de punch au club ? Le nombre de spectateurs est en augmentation, de l'ordre de 15 à 20 %. Mais il m'en manque encore car j'ai dit que je voulais atteindre les 7 000 personnes de moyenne. On est aux alentours de 6 200. Vous prenez-vous à rêver ? Je rêverai au mois de mai. Pour l'instant, j'ai la tête sur les épaules. Il y a des grandes équipes et on est six ou sept à prétendre aux cinq premières places. Restons humbles. Ce groupe est en pleine confiance et il peut arriver à faire quelque chose, mais tout est fragile. Pourquoi avoir choisi de reconduire aussi tôt dans la saison l'intégralité du staff sportif ? Comme je veux travailler le sportif, je ne me voyais pas négocier des contrats de joueurs sans savoir qui allait entraîner la saison prochaine. Tout se bâtit en équipe. C'est un travail de continuité. Recueilli par Eric MARTY |



