Vendredi, 10 Septembre 2010
Autant finir ensemble ce rêve (l'Indépendant)
Écrit par L'indépendant    Mardi, 17 Novembre 2009 12:59    PDF Imprimer Envoyer
Joël Carrère sait qu'un gros chantier l'attend, celui qui concerne les joueurs en fin de contrat. Car, lorsque le Racing joue les premiers rôles, les agents "fourmillent", et les premières rumeurs émergent. Logique rançon de la gloire retrouvée...

Il est heureux Joël Carrère, "heureux, c'est vrai, mais grâce aux joueurs. Grâce à eux, le niveau de jeu est monté, les résultats sont là... On prend à nouveau le Racing très au sérieux". Forcément, il se dit "fier du recrutement que nous avons fait, tôt dans la saison, l'an dernier", comme il ne cache plus les ambitions de son club, "les phases finales, oui, c'est vrai, on y pense". Il marque alors un léger temps d'arrêt : "Et d'ailleurs, je mentirais si je disais que je n'y pensais pas avant même le début de la saison... Cela dit, ce sont les joueurs qui se sont pris
en charge, sainement, ce sont eux qui ont manifesté d'emblée de l'ambition". Le président récemment réinvesti, pour trois saisons de plus, à la tête d'un club désormais plus que centenaire (103 ans à la fin de l'actuel exercice) ne veut pas pour autant verser dans l'euphorie, "il faut se garder de la griserie. Il ne faut pas se laisser tenter par la griserie... A Aix, on s'est peut-être vus trop beaux. Je le répète souvent, il ne faut jamais avoir la grosse tête, tout simplement parce qu'il y a toujours plus fort que toi à un moment donné..." Ce qui ne l'empêche pas de marteler : "Aujourd'hui, on n'a pas peur de dire que l'on se déplace partout pour essayer de faire un résultat". "On établit le futur, on le construit ensemble" Joël Carrère rappelle également que "quand on est président de club, on ne l'est jamais à vie. On est en CDD, nous sommes des intermittents du spectacle... On sait sur quelle chaise on est assis... Quand on gagne, tu as droit à toutes les louanges, et quand tu perds tu as droit à toutes les critiques..." En attendant, Joël Carrère a renouvelé sa confiance – pour deux saisons – à tout le staff (ndlr : Henri Ferrero, Patrick Arlettaz, Richard Crespy et Andre Richardson), "on ne peut commencer à construire que quand on a les cadres. Avec eux, on construit le futur. Ensuite, ce futur, on le réalise tous ensemble !" Et c'est avec eux que va débuter un très gros chantier : celui du renouvellement des contrats des joueurs, car une bonne quinzaine, et non des moindres, est potentiellement "libre" en juin 2010. "On va tous les voir au fur et à mesure. Bien entendu, le plus compliqué c'est de convaincre, d'autant que ça fourmille de partout... Les résultats sont là, la manière aussi, alors les agents tournent, et les clubs fortunés s'intéressent à Narbonne. Nous, on espère convaincre nos joueurs d'avoir la volonté de finir le projet sportif que l'on a initié tous ensemble. On a commencé un rêve, autant le vivre et le finir ensemble... Et puis, est-ce qu'il ne vaut pas mieux continuer à s'aguerrir, progresser, et surtout jouer au Racing, plutôt que d'aller faire le troisième couteau ailleurs ? Ici, quand on pousse la porte du club, le matin, c'est avec le sourire. Ce n'est jamais en faisant la grimace..." D'ici la fin de l'an 2009, Joël Carrère et le staff aimeraient bien avoir bouclé la boucle. Entre temps, il y aura beaucoup de rumeurs, "parce que les agents commencent à faire l'intox". Hier, Madaule et Beaux étaient annoncés à Castres, et Griffoul à Bourgoin... Ça ne fait que commencer, d'autant que les riches employeurs de stars étrangères soC "et cette année, Narbonne joue les premiers rôles. L'an dernier, à la 13 e place, nous n'intéressions pas grand monde..." Mais, dans un premier temps, c'est sur le front de la suppression du DIC (droit à l'image collective) que Joël Carrère va se battre : "Il est inconcevable qu'un gouvernement change la règle en cours de route. C'est ce qui ne me plaît pas : on revient sur la parole donnée, et ça, ce n'est pas sain. Supprimer le DIC (1), c'est une chose. Et si cela doit être fait, on doit le faire au terme échu, pas avant. On n'est pas des blaireaux !" Mercredi, Joël Carrère sera à Paris, pour une AG extraordinaire, "et je pense qu'il y a une très forte possibilité pour qu'il n'y ait pas de match à la fin de la semaine". A suivre.

(1) Pour le RCNM, le manque à gagner serait de 100 000 euros. A défaut de compensation, le budget de la saison à venir passerait de 5,3 à 5,2 millions d'euros.
A. N.
 
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