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Mercredi, 30 Juillet 2014
Henri Ferrero (Narbonne): "On mise sur le centre de formation" (LNR)

Co-entraîneur du Racing Club Narbonne-Méditerranée, Henri Ferrero veut du temps le temps pour permettre aux Audois de rejouer le haut de tableau. Quatorzièmes, et antépénultièmes, ils accueillent Agen lors de la 7e journée de PRO D2.
22/10/2008
par Nicolas LAVALLEE    

- Vous êtes 14es au classement, devant Béziers et Bourg-en-Bresse reléguables. Ce n'est pas forcément le bon moment pour accueillir Agen.

Il n'y a pas de bon ou de mauvais moment pour accueillir Agen. Le SUA est une grosse équipe qui, comme nous, a choisi de changer d'option de jeu récemment. Une victoire contre eux peut justement être un facteur de déclic.

- N'avez-vous pas le sentiment de "galérer" en PRO D2 cette saison?

Nous savions que le début de championnat serait difficile avec des matchs contre Albi, Auch, Racing et finalement Tarbes qui s'est révélé plus ardu que prévu.  Nous sommes allés chercher des points à l'extérieur puisqu'on prend 1 point à Auch, un autre à Albi et qu'on fait match nul à Colomiers. Le week-end dernier, la victoire face à l'Union Bordeaux Bègles (26-17, NDLR) sonne comme une délivrance après un nul et une défaite à la maison. Pour le public et notre confiance il était important de gagner. Pour autant, nous ne sommes pas sortis d'affaires...

- Etes-vous dans les objectifs fixés en début de saison?

En fait, nous n'avons pas vraiment d'objectif chiffré pour la première partie de championnat. Nous voulons surtout mettre en place notre jeu. Nous avons quasiment tout changé au cours de l'intersaison et il faudra du temps avant d'en recueillr les fruits. Nous avons demandé à notre président Joël Carrère de nous laisser du temps et il a parfaitement compris. Nos dirigeants veulent des résultats pour les sponsors et pour avoir des résultats, il faut de la patience. Je dois avouer que celle de nos supporters est aussi primordiale. Sur le terrain les joueurs se donnent à fond et on ne peut qu'être indulgents.

- Votre recutement a été discret...

Effectivement, nous n'avons fait appel qu'à 7 joueurs extérieurs au RCNM. Nous avons choisi de partir avec des jeunes du centre de formation. Il faut qu'ils s'aguérissent et alors on ne va pas tarder à sortir la tête de l'eau.

- Le centre de formation, n'est-ce pas l'élément capital dans un club? Celui qui va lui assurer la prénnité? On pense à Auxerre en foot...jamais dans le 5 premiers mais toujours en Ligue 1.

Auxerre est un exemple pour nous. Le centre de formation est une nécessité. Financièrement, il est difficile de trouver des partenaires sur Narbonne. En investissant dans le centre de formation, on investit pour l'avenir. Des clubs du TOP 14 l'ont compris eux aussi...je n'ai aucun regret car c'est génial de travailler avec un groupe de jeunes joueurs, désireux de vivre une aventure commune sur le moyen terme. Pour réussir il faut garder les meilleurs rapports possibles avec l'association car c'est chez elle que se trouve le vivier du club professionnel.

- N'avez-vous pas le sentiment que Narbonne est resté sur le quai lors du passage du train du professionnalisme?

Disons, que nous avons pris le train suivant...le Corail plutôt que le TGV...on s'aperçoit surtout que Narbonne est une ville moyenne qui a du mal à obtenir des subventions et des partenaires de large envergure pour rivaliser avec des grandes villes ou des villes riches. Nous avons certainement commis des erreurs mais ça devenait très difficile de rivaliser avec nos moyens limités. Nous avons retardé au maximum le passage au professionnalisme. Notre objectif est de remonter bien sûr mais ce ne sera pas gagné car il faudra être capables de conserver des finances en adéquation avec notre statut et ne pas avoir d'ambitions démesurées.