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Dimanche, 31 Août 2014
Ferrero : Notre image a été écornée (l'Indépendant)

Dès samedi, le Racing se doit de remettre les pendules à l'heure, d'autant que "notre image a été écornée", comme le souligne Henri Ferrero.

Alors que Jone Tawake, Richard List, Brice Chevtchenko et Muamua Salavea sont pour quelque temps encore locataires de l'infirmerie orange et noir, les voici rejoints – au lendemain de la déculottée paloise – par Arnaud Ramey , dès lundi, puis par Baptiste Sanchez et Delkeith Pottas. Le premier est en délicatesse avec les cartilages costaux, le second souffre du genou gauche (latéral affecté) alors que le troisième – qui joue de malchance cette saison – vient de passer une IRM dont le staff médical attend impatiemment la lecture.
Résultat des courses : Ramey et Sanchez seront indisponibles une bonne quinzaine, alors que pour Pottas la lecture de l'IRM (touché à l'épaule gauche) est indispensable pour évaluer son indisponibilité. Dans tous les cas, il est très incertain pour la réception de Lannemezan, samedi à 18 h 30. "C'est vrai que l'idéal serait de se relancer avec une victoire à cinq points, sauf qu'aujourd'hui – souligne Henri Ferrero – le plus important est de redevenir nous-mêmes, de redevenir conquérants, agressifs, efficaces..." Bref, ce que le Racing n'est plus depuis deux matchs, jusqu'à en devenir l'ombre de son ombre. "Oui, il nous faudrait cinq points, mais ce sera possible si on y met les ingrédients qu'il faut. Si on ne les met pas, on connaîtra alors des difficultés...", y compris devant Lannemezan. "On a tout intérêt à remettre les pendules à l'heure, on a tout intérêt à le faire dès ce week-end. J'espère que ces défaites nous auront servi, bien plus qu'elles nous aurons fait mal... En attendant, notre image a été écornée par ces deux défaites". Mais, pour le manager général, "l'objectif comptable que nous nous sommes fixé avec les joueurs, à savoir 14 points, est toujours possible. Et la défaite à Pau, aussi lourde soit-elle, ne remet pas en question cette volonté d'atteindre les 14 points au terme de ce cycle de cinq matchs. C'est toujours possible !" Possible, oui, mais à la seule condition de ne plus passer ainsi au travers, car ça fait désordre. Conscients d'avoir vraiment touché le fond, les joueurs ont souhaité passer la soirée de mardi ensemble, pour se parler, les yeux dans les yeux : "Ils étaient entre eux, et je trouve ça très bien. Je sais qu'ils ont envie d'exister, qu'ils veulent rebondir". Henri Ferrero, comme le président Carrère, comme les entraîneurs n'attend plus qu'une seule chose : "Des actes !"
A. N