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Lundi, 01 Septembre 2014
RACING, LES CONSEILS DE DISCIPLINE (Le Midi Libre)

Les gestes de l'arbitre sont désormais connus. Ils signifient soit que le plaqueur n'a pas fait l'effort nécessaire pour se dégager, soit que la défense n'était pas à la distance adéquate.
Ces derniers temps, ils visent régulièrement les joueurs narbonnais. « On fait trop de fautes », reconnaissent-ils en choeur, sans franchement inverser la tendance. « C'est vrai que nous sommes pénalisés sur le jeu au sol et le hors-jeu », concède Patrick Arlettaz.
L'accumulation des fautes entraîne inévitablement la fameuse sanction administrative. Depuis la dix-neuvième journée, le Racing tourne à un ou deux cartons jaunes par match !Son "bilan" de deuxième phase, plombé par les derniers matchs, est par ailleurs édifiant : huit avertissements et une expulsion. « Les statistiques, on peut leur faire dire ce qu'on veut mais, là, ça correspond à un manque flagrant de sérénité ».
Lequel contraste avec le début de saison : un carton jaune seulement lors des huit premiers matchs ! « C'est l'équipe qui domine le plus son sujet qui fait le moins de fautes », tranche Patrick Arlettaz. « On "tuait" les matchs plus tôt », ajoute-t-il à propos des rencontres de la fin d'été et de l'automne.
Il est tangible qu'au terme de cet hiver interminable, les Narbonnais sont moins en verve. « Contre Aurillac, au bout de trente minutes, il doit y avoir trois essais à zéro », mesure l'entraîneur narbonnais. Au lieu de cela, le Racing s'est exposé au pied de l'ouvreur cantalou, heureusement en panne de réussite.
Pour Patrick Arlettaz, discipline et maîtrise sont à mettre dans le même panier. « On se crée autant d'occasions qu'avant, mais on souffre d'un problème chronique : on a du mal à concrétiser nos temps forts ».
Dans la gestion du match, le contre-coup ne se fait pas attendre : « Comme on n'a pas de marge de confort, on devient nerveux sur nos temps faibles et on se met à la faute ».
Un constat qui n'avait pas lieu d'être dans la période faste traversée par le Racing. « Même quand on était dominés, on se trouvait moins pénalisés. Justement parce qu'on était plus sereins », explique Patrick Arlettaz.
De l'avis de l'entraîneur narbonnais, il n'est pas réellement nécessaire d'insister lourdement sur la discipline. « Il faut certes sensibiliser les joueurs, mais l'équipe connaît la règle et elle est bien en place ».
Patrick Arlettaz croit davantage à l'effet dominos. « Le rugby reste un ensemble. A ce titre, on peut soigner le volet défensif par notre efficacité offensive », affirme-t-il.
Selon la thèse qu'il défend, une équipe narbonnaise plus réaliste s'exposerait moins aux foudres du corps arbitral. A voir.

Eric MARTY

214 points !
Voilà de quoi allécher les candidats spectateurs au match de samedi. Lors des trois dernières confrontations au Parc, les deux équipes ont gratifié le public de 214 points ! 48-19 (2001/02), 49-33 (2000/01) et 43-22
(99 / 00)."