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Lundi, 01 Septembre 2014
Narbonne, Béziers : même combat (le Midi Libre)

Mines tristes et rictus amers : au sortir des vestiaires de l'ASBH, samedi soir, malgré la victoire acquise face à Limoges (17-10), les Biterrois avaient le masque des mauvais jours. Il est vrai que, presque 80 minutes durant, ils avaient eu tendance à pédaler à contre sens : « Nous avons passé au moins 70 minutes dans leur camp avec le ballon et nous n'avons pas scoré » , regrette Richard Castel, le co-entraîneur de l'ASBH. « Nous avons cherché à les user physiquement, mais nous n'avons pas insisté au bon endroit.» Cette prestation peu convaincante, face à une équipe largement à la portée de l'ASBH, n'est pas pour rassurer le clan biterrois à une semaine du derby avec Narbonne : « C'est une grosse déception car nous attendions beaucoup de ce match. Il faut rebondir au plus vite. » Pour ne pas prendre la foudre samedi face à une équipe de Narbonne qui a, elle aussi, marché à côté de ses crampons, ce week-end. Grosse déception et énorme colère dans les couloirs du stade Maurice-Trélut de Tarbes, où Régis Sonnes pestent contre ses joueurs : « Des abrutis, incapables de faire preuve d'une saine agressivité sans commettre des fautes aussi stupides que graves dans leurs conséquences. » Le Racing a joué à 14, une heure durant. Avouez qu'il y a mieux pour rivaliser... Paradoxalement, c'est lorsqu'il fut en infériorité numérique qu'il se mit à pratiquer un rugby digne de ce nom. Pour prendre l'avantage. Et se relâcher à nouveau. « Notre salut passera par le jeu de mouvement », affirme Laurent Balue. « Tous les matches seront compliqués à jouer, à commencer par le derby du week-end prochain. Un derby qui, vu la position des deux équipes, n'a que plus d'intérêt encore. » « C'est une rencontre particulière qui s'annonce, avec une saveur particulière » , mesure déjà le capitaine Bisaro. Régis Sonnes n'espère plus que ses joueurs auront « la fierté de gagner ».