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Mardi, 02 Septembre 2014
Jordi Pleindoux, "forcément plus à l'aise" (L'Indépendant 08/06/12)

Jordi, vous avez prolongé votre contrat (jusqu'à la fin de la saison à venir, 2012-2013) la semaine dernière après une belle saison à titre personnel. Heureux ?

Oui, d'autant que ça a pris du temps ! C'est vrai que cette année, ça s'est super bien passé pour moi. J'ai vécu la saison à fond, j'ai côtoyé l'effectif pro au quotidien, j'ai fait partie du groupe 29 fois en 30 matchs, même si je ne suis pas toujours entré en jeu. Pour ma 2e année ici, j'étais forcément plus à l'aise.

Parmi les jeunes pousses, vous êtes celui qui a eu le plus de temps de jeu, d'un bout à l'autre du championnat…

 

On a été pas mal à avoir notre chance. En fin de saison, ç'a été plus compliqué, parce que les entraîneurs ont voulu resserrer le groupe. J'ai toujours été présent, mais il y a une part de chance : en 3e ligne, William (Wavrin, ndlr) n'a pas pu jouer avec la 'une' pour un problème de contrat, Jérémie (Braille) s'est blessé, 'Nice' (Salavea) était à la Coupe du Monde… Or, pour passer le cap, il faut du temps de jeu. J'en ai eu grâce à un concours de circonstances.

"Clair sur ce qu'on doit faire"

 

Vous êtes-vous senti épaulé par le staff ?

J'ai été bien aidé par Justin (Harrison) et Matt Williams. Ils m'ont beaucoup fait travailler mes 'skills' en début de saison. Et Justin décompose la 3e ligne selon les postes et les profils, et nous fait travailler spécifiquement. Moi, mon profil de plaqueur-gratteur me met en concurrence avec Guillaume Borwin. C'est bien d'être clair avec nous sur ce qu'on doit faire. Cette approche me correspond : on nous montre de la confiance, le staff est attentif envers nous.

Avoir son entraîneur sur le terrain, ça change les choses ?

On ne peut pas se cacher ! Justin a une mentalité de gagnant. Avec lui, tous les matchs se jouent à fond. Un exemple : à Carcassonne, on était sauvés, mais on les bat quand même. Avant, je suis sûr qu'on aurait pris 40 points. Pareil à Mont-de-Marsan : on a failli les 'peler' chez eux alors qu'ils visaient les demi-finales et, nous, on n'avait plus rien à jouer.

De quoi envisager la saison qui vient avec gourmandise ?

À condition de conserver l'état d'esprit affiché en fin de saison, et de tirer les leçons des deux derniers championnats. Les conditions seront bien meilleures que l'an dernier : on ne change pas d'entraîneur, des joueurs comme Jo (Ravulovulo) se sont révélés, on a amélioré la mêlée. Attention toutefois à ne pas se voir trop beau, et à ne pas attendre d'être au pied du mur pour se faire violence.