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Vendredi, 25 Juillet 2014
Le RCNM cale en route (L'indépendant 26/08)

Peut-on vivre une première journée de championnat plus frustrante ? Cette question, les Narbonnais l'ont sûrement ruminé une bonne partie de la nuit. Opposés à la Section Paloise, dernier finaliste, ils savaient qu'ils n'auraient pas la vie facile, hier soir à l'Egassiairal. Mais ils ne s'attendaient pas à subir un tel scénario, fatal à l'arrivée (13-17). Une fois encore, leur boulimie de jeu, leur volonté de mouvement, n'ont pas été récompensées. Les fautes sont partagées. Le Racing n'a pas fait le match parfait, loin de là. Pau n'est pas une équipe de peintres et l'a bien montré, exploitant les ballons rendus par maladresse ou par M. Dutreuilh. L'arbitre de la rencontre, disons-le, a sa part de responsabilité dans la défaite narbonnaise.

Toutefois, le RCNM aurait pu, aurait dû s'en sortir. Mais pour cela, il aurait fallu ajuster plus rapidement la mire sur pénalité (1re réussite à la 5e tentative, 2/7 à l'arrivée), tuer le match quand les 'orange et noir' en ont eu l'occasion, et ne pas tendre le bâton pour se faire battre. On pense notamment à l'essai de Vainqueur (40e), venu d'une pénalité ratée et d'un renvoi aux 22 vite joué, la défense ne se replaçant pas assez vite.

Dommage, car l'entame avait placé le Racing en orbite. Il a en effet fallu moins de deux minutes pour voir Manaia Salavea conclure une action limpide des siens, partie des 22 m audois, et sur laquelle toute la ligne de trois-quarts se passe et se repasse le ballon avant de voir le 3e ligne samoan se proposer pour finir le boulot. Mais ce fut tout. Même à 14 contre 12 en fin de match (cartons rouge, jaune, et un joueur sorti par la règle de la carence de piliers), Pau a tenu bon. Ou plutôt, le Racing n'a pas su forcer le verrou, à l'image de ce ballon gardé au sol dans un ruck malgré deux joueurs supplémentaires, qui mit fin au match