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Vendredi, 29 Août 2014
"Très difficile de défendre sur Aurillac" (L'Indépendant 12/10/12)

Dans le dur depuis le début de saison, le RCNM s'apprête à défier une nouvelle grosse cylindrée de la Pro D2, avec un difficile déplacement à Aurillac (coup d'envoi samedi 18 h 30).

Une semaine après s'être fait croquer par le LOU en 2e période (défaite 36-16), les Narbonnais repartent au charbon dans le Cantal.

Cela n'aura rien d'une balade car non seulement le Stade Aurillacois est à créditer d'une très bonne première partie de championnat (4e à quatre points du leader Oyonnax), mais en plus les blessés grèvent les possibilités audoises (Petit, Tuilagi, Salavea, Borwin, Grammatico, Malet, Foley, Régy, Lutumailagi sont tous sur le carreau). A tel point que les entraîneurs n'ont pas eu trop à se creuser la tête pour composer le XV de départ. "On a beaucoup de blessés, c'est vrai, mais le rugby est un sport de contact, relativise Justin Harrison. L'équipe qui commencera le match a de la consistance et elle est prête à relever ce gros challenge".

Reste à savoir si, contrairement à dimanche dernier, elle tiendra le rythme plus de quarante minutes. Le 'head coach' balaye d'un revers de main la thèse de la fatigue qui aurait pu justifier la débâcle rhônalpine. "C'est plus une question de concentration. À Lyon, on rate trois plaquages dans les cinq premières minutes de la 2e mi-temps".

"On a manqué de conviction sur la 2e mi-temps, reconnaît Jordi Pleindoux. Le LOU nous a pris devant, et on a commencé à subir. Si on avait plus mis la main sur le ballon, ça ne serait pas arrivé".

Aurillac, 3e attaque
Le challenge sera donc relevé. Car l'équipe de l'ancien Racingman Delkeith Pottas est une boulimique du jeu et, de fait, il est "très difficile de bien défendre contre eux, analyse Sébastien Buada. Ils sont moins denses physiquement que Lyon, mais ils se déplacent beaucoup, aiment porter le ballon, imposent de gros volumes de jeu". Efficacement, de plus. Car derrière Lyon et Carcassonne, les Cantalous ont d'ailleurs la 3e meilleure attaque (28,7 pts inscrits en moyenne). Pour contenir cette volonté permanente de faire vivre le ballon, le Racing devra donc retrouver cette solidité, cette agressivité défensive qui constituait sa plus grande réussite jusqu'à dimanche dernier.

C'est à cette condition qu'il aura des ballons de relance qui lui permettra, pourquoi pas, de faire trembler le Stade Aurillacois, à l'image de ce qu'a réussi Tarbes lors de la 4e journée (victoire tarbaise 39-24).