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Dimanche, 20 Avril 2014
Résumé RCNM vs BRIVE

(ÉCRIT PAR JONATHAN MARTINEZ, journaliste sportif à Tempo FM)

 

Au royaume du paradoxe, le RCNM trône en monarque absolu. Discuté, contesté sur ses propres terres par d'humbles seigneurs (Dax, Aix, Massy, Colomiers), Sa Sainteté "Racing" exerce, lorsqu'il s'agit d'une noblesse conspiratrice (La Rochelle, Carcassonne), menaçante pour ses propres prérogatives, un pouvoir indépendant et souverain. A tel point qu'à Narbonne, dans ce pays qui est le sien, "son autorité ne peut recevoir de contradiction". Le marquis de Brive, sérieux prétendant à la couronne de France, eût vent de l'existence de ce despote. Son avidité de pouvoir le conduisit pourtant à braver l'impossible ... avant de se résoudre finalement à déposer les armes ... au terme d'un magnifique combat.

 

ROI PAR LA GRÂCE DU CHRIST

Depuis de nombreuses années maintenant, lorsqu'il y a péril en la demeure, sur le comté de Narbonne, une puissance supérieure intervient pour rétablir l'ordre. Elle porte un nom évocateur : Christ(opher) Ruiz. Face au marquis de Brive, comme jadis devant le duc de La Rochelle ou le comte de Carcassonne, le libérateur a délaissé les cîmes de son Paradis immaculé afin de préserver la souveraineté de son protégé.

 

Son concours, céleste à souhait, permit, aux troupes du monarque RCNM de glâner rapidement une première victoire (12-0). Battus à plate couture, les forces armées corréziennes établirent alors une alliance de circonstance avec le Pays des Highlands. Dans le plus grand anonymat, un "Braveheart" écossais, Mike Blair, débarqua, dans l'urgence, en territoire cathare. Sous l'égide de ce William Wallace des temps modernes, le marquis de Brive remporta une bataille (12-10). Ses desseins de grandeur se concrétisaient, peu après, lorsque l'éminent membre de la cavalerie Laurent Ferrères qui, naguère, servit sous les armes du Roi "Racing", se signala par une percée destructrice dans l'arrière-garde narbonnaise (15-17). Le sort de cette guerre semblait alors scellé ... Une nouvelle dynastie se préparait même à régner ... Alors que la perte d'espérance gagnait les rangs audois, le Messie réinvestit ses hâbits de lumière. En deux temps, trois mouvements, il modifia ostensiblement la destinée de son despote et réduit à néant les ultimes illusions du présomptueux marquis de Brive (21-17). En grand seigneur, il laissa même à Brendan Hegarty, le "chevalier sans peur et sans reproche", le soin de parachever ce triomphe (28-17). Finalement donc, le monarque absolu "Racing" demeure, encore et toujours, par la grâce du Christ, maître en son royaume. Un siège solide mais fragile à la fois ... les ducs d'Oyonnax et d'Aurillac, marquis de Tarbes, comte de Lyon, vicomte d'Auch, baron de Béziers, courtisant, avec désir, cette divine terre. J.M