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Mercredi, 23 Avril 2014
Joël Carrère : " Mon coeur est au RCNM " - L'indépendant 05-03-13

Joël Carrère vit et travaille à Carcassonne, mais pour le rugby, c'est d'abord Narbonne.Joël Carrère vit et travaille à Carcassonne, mais pour le rugby, c'est d'abord Narbonne. PHOTO/Ph. L.

Il vit à Carcassonne mais il a présidé le club de Narbonne et reste un de ses fervents soutiens. Un pied sur chaque rive, quel regard porte Joël Carrère sur le derby USC-RCNM de dimanche ? C'est avec un large sourire que l'ancien président du RCNM a commencé sa semaine, hier.

"La conséquence de la formidable prestation des Narbonnais samedi soir, contre Aurillac", explique-t-il avec enthousiasme, "comment ça ne pourrait pas aller dans ces conditions, après un match à inscrire dans les annales !". Et voilà que sur cette lancée, arrive ce duel toujours particulier entre Narbonne et Carcassonne... Lui qui travaille et réside dans le Carcassonnais tout en continuant à suivre et à soutenir le Racing, dans quel état d'esprit est-il avant cette confrontation fratricide ?

"La meilleure des choses, ce serait que le public de Domec dimanche, puisse assister à un match de grande qualité, comme celui face à Aurillac, avec de l'engagement sportif, des envolées, un jeu flamboyant. Ce serait la plus belle vitrine pour le rugby audois". Joël Carrère situe le contexte : "Les Carcassonnais ont perdu la saison dernière sur leur terrain, ils se sont inclinés à l'aller au Parc des sports, donc ils auront les crocs ! Samedi, l'USC qui est une très belle équipe, a battu La Rochelle solidement et Narbonne a écarté Aurillac avec brio. Tout le monde a la banane cette semaine ! Gageons que les deux équipes l'auront encore dimanche soir, même pour le perdant s'il a fait un gros match".

La seule crainte nourrie par Joël Carrère ? "Que l'enjeu ne vienne polluer le jeu sur le terrain. J'espère sincèrement que le meilleur gagnera et que le spectacle sera au rendez-vous de l'engouement suscité". Et sa 'double appartenance' audoise, comment la gère-t-il ? "Sans problèmes, répond-il mon cœur est rugbystiquement narbonnais, mais mon deuxième club, c'est Carcassonne. J'y ai des amis, j'y vis, je connais les gens. Cela dit, quand on a été président d'un club, on ne peut pas taper en touche comme ça. Et puis, sur le terrain, j'ai encore des petits que j'ai vu arriver dans l'équipe orange et noire". L'affectif fait toujours partie du monde du rugby. Joël Carrère en est un parfait exemple...