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Samedi, 02 Août 2014
'Oyo' trop costaud pour le RCNM - 24/03/13

PHOTO/Philippe Leblanc

Cette fois, l'espoir s'est sûrement évanoui pour de bon du côté du RCNM. Les Narbonnais, depuis deux mois, s'accrochaient à cette idée folle de réussir à remonter leur retard sur les équipes de tête, et de doubler sur le fil le gros du peloton pour s'inviter en phases finales. En huit jours, tout s'est écroulé. Il y a d'abord eu ce match raté à Aix et une défaite (28-22) qui mettait un terme à la série de cinq victoires. Il y a maintenant ce court revers concédé devant l'implacable leader oyonnaxien, sur la pelouse du Parc des sports (9-6). Face au futur pensionnaire du Top 14, le Racing n'a pas été ridicule, loin de là. Mais un invité de dernière minute a semé la zizanie dans le jeu des Audois : la pluie. Tombant par intermittence, de manière plus ou moins soutenue, elle n'a pas avantagé le jeu de mouvement 'orange et noir'.

Le Racing n'a pas su répondre

C'est d'ailleurs un énième en-avant qui a clos les débats, alors que le RCNM cherchait à forcer le destin. Il aurait pu choisir le partage des points sur cette pénalité obtenue dans la dernière minute. Mais son rêve, cette satanée 5e place, ordonnait de prendre quatre points. Pénaltouche. Ballon porté, faute oyonnaxienne. 2e pénaltouche. 2e ballon porté, 2e faute des visiteurs. Carton rouge à Clerc. Les secondes s'écoulent, la sirène retentit, les Narbonnais n'ont plus le temps d'aller en touche. Ils jouent à la main, s'empalent sur la défense arc-boutée sur sa ligne, et commettent l'irréparable. Il était dit que personne n'irait en dame hier soir. Quatre-vingts minutes durant, les deux équipes ont eu bien du mal à occuper les 22 m adverses. Ce fut un combat de gros, un affrontement où les trois-quarts furent réduits au rôle de spectateurs, éclairé de quelques chandelles. Et à ce petit jeu, 'Oyo' est aussi le plus fort. "Les avants ont fait un match énorme", appréciait à juste titre l'entraîneur d'Oyonnax Christophe Urios. Impeccablement organisé sur les ballons portés, roublard, le pack haut-bugiste a pris le match à son compte. Meilleure attaque de Pro D2, incroyable machine à marquer des essais (près de trois par match de moyenne), l'USO a montré une autre facette de son jeu. A laquelle le Racing n'a pas su répondre. Même si quelques décisions arbitrales ont chatouillé l'orgueil des supporters 'orange et noir', Oyo, c'est vraiment du costaud. Malgré un forcing de dernière minute, le RCNM n'a pas réussi à faire tomber le leader Oyonnax.