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Mercredi, 16 Avril 2014
Buada : "On est inquiet"

PHOTO/Ph. L.

Conscient d'avoir réalisé une saison prometteuse, le coach du RCNM craint que les finances du club plombent son effectif l'an prochain. Sébastien, ce dernier match contre Tarbes est sans enjeu, si ce n'est de finir devant Lyon...Tout à fait. Car après une très belle série, on a connu deux déconvenues avec un match nul contre Béziers (22-22) et une défaite à Massy (39-37). Du coup, il y a eu un malentendu avec les supporters, qui ont sifflé l'arbitre, et les joueurs l'ont pris pour eux... On reste sur une fausse note. Or, on ne mérite pas de finir sur du négatif. On espère vraiment que ce dernier match sera l'occasion de bien finir entre nous et avec notre public. Votre début de saison vous laisse-t-il des regrets ? On verra bien... Si on gagne (avec le bonus) contre Tarbes, on finira à huit points de la sixième place qualificative. Le bilan que j'en tire est qu'on a pris seulement six points en quatre matches face aux deux relégables. Les huit points qui nous manquent, il faut aller les chercher dans les confrontations directes avec Aix et Massy. Pensez-vous avoir le potentiel pour viser les barrages l'an prochain ? Tout va dépendre du travail de l'intersaison. J'avoue qu'on est inquiet par rapport à notre situation financière. On espère que nos dirigeants vont tout faire pour qu'on ait une équipe compétitive et qu'on puisse garder nos joueurs cadres. L'idéal serait de garder l'ossature et qu'on se renforce un peu. Il n'y a que comme ça qu'on sera un candidat crédible. Mais on a déjà perdu Vavae Tuilagi (USC) et Joe Vakacegu (Béziers), donc tout dépend de nos dirigeants.Depuis six ans que le RCNM évolue en Pro D2, il peine à jouer le haut du tableau... Depuis deux ans et après la saison qu'on vient de vivre, on a un groupe qui a envie de progresser. Les joueurs sont à l'écoute et ont envie de franchir des paliers. Cette année, pour la première fois, on avait l'ambition d'accrocher les demi-finales jusqu'à deux matches de la fin. Les joueurs y ont pris goût. Mais je le répète : notre problème est de savoir si on gardera une équipe ambitieuse l'an prochain. "On espère que nos dirigeants vont tout faire pour qu'on ait une équipe compétitive".