| LES NARBONNAIS CONFINES CHEZ EUX (Le Midi Libre) | ||||
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RAPPEL : Hier, chaque joueur a été renvoyé dans ses pénates
Hier matin, Jean-Claude Perrin, médecin référent "grippe A" de la Ligue Nationale a reçu une télécopie émanant du Racing. Elle faisait état de deux cas suspects du virus H1N1 au sein de l'effectif "orange et noir". Sébastien Logerot et Romain Martial présentent, en effet, les symptômes entraînant la procédure classique : mise en quarantaine, port du masque et traitement au Tamiflu. Sensibilisés depuis le début de la saison sur la marche à suivre, les docteurs du Racing, Alain Péret et Pascal Pradier ont d'abord envoyé des prélèvements à un centre spécialisé à des fins d'analyses dont les résultats seront vraisemblablement connus mercredi. Grippe A ou pas grippe A, c'est le principe de précaution qui prévaut. Après une entrevue avec les entraîneurs, il a été décidé de renvoyer tous les joueurs dans leurs foyers respectifs et d'annuler, dans un premier temps, tous les entraînements jusqu'à jeudi. « Ça nous tombe dessus et on est forcément surpris. Mais, de toute façon, on n'a pas le choix », témoigne Christopher Ruiz, confiné à son domicile comme tous ses coéquipiers. Pendant ces trois jours, les joueurs doivent signaler tout état fiévreux ou autre symptôme pouvant relever de la grippe A. Au bout de trois cas avérés, le Racing serait, en effet, en droit de demander le report de son prochain match, samedi soir, à Lyon. « Ce n'est pas l'idéal pour préparer un match dans ces conditions, surtout face à un adversaire en pleine euphorie », estime Henri Ferrero. Les Narbonnais se retrouvent dans la même situation que Tarbes, dernier club touché par le virus H1N1 et dont la préparation du déplacement à... Narbonne avait été perturbée pendant la semaine. « Après une semaine basée sur la récupération et juste avant les cinq gros matchs qui arrivent, ce n'est pas le meilleur moment, mais on va faire avec », glisse Christopher Ruiz. Chaque joueur doit s'adapter à une situation à laquelle il ne s'attendait pas. « Ce ne sont pas des choses habituelles », atteste le demi d'ouverture narbonnais. « En attendant les résultats des analyses, on va prendre son mal en patience », assure-t-il. Le programme de cette période d'inactivité et de confinement ? « On va regarder la télé, bouquiner et jouer un peu à la console », détaille Christopher Ruiz. Les téléphones portables ne manqueront pas de chauffer, histoire de prendre des nouvelles des uns et des autres. Tous les cas de figure ont été envisagés par le corps médical et le staff sportif. « Nous sommes prêts », affirme Pascal Pradier. Prêts à permettre la reprise des entraînements jeudi matin et à voir, pourquoi pas, le match à Lyon décalé d'une journée. Prêts également à passer au cap supérieur si d'autres cas suspects venaient à se déclarer rapidement : traitement généralisé au Tamiflu et mise immédiate en quarantaine du collectif et du staff proche. Les deux joueurs potentiellement touchés par le virus font l'objet d'une attention particulière, mais, comme le souligne Alain Péret, « il n'y a aucune inquiétude sur le plan de leur santé ». Ça reste quand même la chose la plus importante. %0r_0_formatSelect= |