| Tawake, un lion dans le moteur du Racing (l'Indépendant) | ||||
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Avec ses 1, 87 m pour 118 kg, Jone Tawake est le symbole d'un RCNM qui a pris du muscle et du poids à l'intersaison. Depuis son arivée, malgré quelques kilos en trop, il a déjà fait impression à l'entraînement et lors des matches amicaux. Rencontre avec un joueur attachant. I l a été l'une des attractions majeures des premières sorties "orange et noir". Recrue phare du RCNM à l'intersaison, l'Australien d'origine fidjienne, Jone Tawake, a déjà montré quelques ruades prometteuses accompagnées d'une grande habileté technique. Une force de frappe dont le Racing était orphelin depuis deux saisons. A 27 ans, le vainqueur du super 12 en 2004 avec les Brumbies de Stephen Larkham, George Gregan, Matt Giteau et Stirling Mortlock, retrouve au sein du RCNM une foi de jeune loup. "Quand tu joues au rugby depuis longtemps, il peut arriver que tu tombes dans l'habitude", explique-t-il. "J'avais besoin de changement pour relancer cette passion." La proposition du RCNM est arrivée à ce moment de sa carrière. Après 6 ans de super 12 (1 an aux Warathas et 5 aux Brumbies), le troisième ligne centre était allé se perdre, la saison dernière, 6 mois au Japon, moins pour l'intérêt sportif que financier. Cette parenthèse refermée, il a eu envie d'un nouveau défi, à la fois de vie et rugbystique. "J'ai toujours voulu vivre dans le sud de la France", raconte-t-il. "Puis j'ai été séduit par l'aventure d'une équipe en train de se développer, avec des jeunes. Je veux faire partie de cette histoire et aider ce club à retrouver la première division. J'espère que mon expérience va contribuer à atteindre cet objectif. On m'a parlé du passé du Racing. Et j'aimerais être de ceux qui relancent cette histoire", dit le joueur qui, aux entraînements, s'implique de plus en plus dans l'élaboration et la compréhension du jeu avec ses premiers mots de français. Avant cela, grand espoir du rugby australien, il avait connu deux grosses désillusions. Sélectionné deux fois dans le squad des Wallabies pour les coupes du monde 2003 en Australie et 2007 en France, il en avait été écarté sur blessure. A un doigt de la coupe du monde La première fois pour un problème à épaule et la deuxième pour un doigt manquant. Cette dernière péripétie avait fait le tour de l'Australie à l'époque. "En mars 2006, contre les Auckland Blues, sur un placage, je me suis coincé le doigt dans le maillot d'un adversaire. Je me le suis fracturé. Malheureusement après l'opération, il s'est infecté. J'ai alors été placé devant le choix suivant : garder le doigt mais ne plus jouer au rugby ou l'amputer et continuer." Sa foi dans le rugby a parlé. "J'aime trop ça." Il s'est fait amputer. Mais trop tard pour participer à la coupe du monde. Après trois matches amicaux avec le Racing, Tawake découvre une autre approche rugbystique. "C'est moins rapide mais c'est plus physique. C'est ce que je préfère", sourit-il du haut de son 1,87 m pour 118 kg. Collectivement, il sent l'équipe en train d'évoluer dans le bon sens. "On se comprend de mieux en mieux. Nous avons plus d'options, plus de variétés dans nos lancements." Surtout Jone Tawake retrouve un "esprit famille", le même confie-t-il qu'il avait connu quand il était aux Brumbies. "L'environnement est bon ici et tous les joueurs ont eu une bonne attitude pour aider les nouveaux à s'adapter rapidement." Installé à Narbonne avec son épouse et sa petite fille de 8 mois, le perforateur des dése. Christophe Parra |